Publié le 27 mars 2026 Mis à jour le 27 mars 2026
le 10 avril 2026
de 13h à 15h

Séance du séminaire de recherche "Funambule au Bord du Monde: Mots, Femmes, Terrains", porté par l'axe 1 "Monde Défait – Monde Refait" du Laboratoire d’Anthropologie des enjeux contemporains (LADEC)

Avec Aggée Célestin LOMO MYAZHIOM, maître de conférences hors classe, HDR en sociologie, Membre du Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS) - UMR 7069. Il mène des recherches dans une perspective interculturelle entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe sur les vulnérabilités, les minorités, la colonisation, les pathologies chroniques, les handicaps et le tourisme.
 

Perspectives comparatives en Afrique subsaharienne, à Haïti et en France

« Celui qui tient la femme tient tout, d’abord parce qu’il tient l’enfant et ensuite parce qu’il tient le mari... c’est pour cela que l’église veut retenir la femme et c’est aussi pour cela qu’il faut que la démocratie la lui enlève, sous peine de mort » (Jules Ferry 1870).
S’il est un invariant culturel, c’est le fait que les femmes subissent différents aspects de la domination masculine (F. Héritier, S. de Beauvoir, E. Badinter, L. Nair, P. Bourdieu, etc.), avec des effets de domestication ou de chosification de leurs corps avec le soubassement du système patriarcal. Dans un contexte souvent mortifère, les femmes porteuses de déficiences subissent différentes formes de violence (physiques, psychologiques ou économiques), d’oppressions, d’exclusion et de contraintes insupportables malgré différents textes juridiques internationaux. Par exemple, le Protocole additif à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique de 2003 souligne l’importance du respect de la dignité des femmes. L’article 2 concerne l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. Dans ce protocole, il est également question de la pleine participation à la vie sociale et aux activités culturelles pour les femmes africaines. Tout ceci n’est pas respecté par les états signataires dans lesquels la violence envers les femmes est souvent considérée comme « naturelle » par leurs bourreaux. Force est de constater que la signature des conventions internationales par les pays africains est purement cosmétique, ce qui entrave fortement l’épanouissement des femmes en Afrique subsaharienne.

Notre communication explorera, à la fois dans une perspective intersectionnelle (K. Crenshaw) et des représentations sociales (D. Jodelet, J.-C. Abric, I. Ville etc.), la triple stigmatisation des femmes handicapées à travers quelques éléments de la vie sociale (éducation, accès aux soins, les loisirs, vie affective et sexuelle, travail, etc.).

Informations pratiques

Lieu(x)

En visio : https://visio.univ-lyon2.fr/sal-yf4-cud-np0
En présentiel : MSH Lyon Saint Etienne, 14 Avenue Berthelot, Salle André Bollier - Lyon 7e

Partenaires

Le séminaire est labellisé École doctorale, donc proposé comme formation transversale de l’ED

Séminaire porté conjointement par :
♦ 
Salomé Deboos (PU Anthropologie, LADEC, Université Lumière Lyon 2)
♦ Sandra Schaal (PU Etudes japonaises, GEO, Université de Strasbourg)

Et avec l’aide de : Ibtissem Batoum (PhD fellow, LADEC)