Publié le 12 mars 2025 Mis à jour le 19 mars 2025
le 21 mars 2025
En distanciel (visio / live), En co-modal

6e séance du séminaire "La place de l'enfance dans la guerre : subjectivité et expérience armée" organisé par le LADEC et La Maison d'Izieu

Pour cette 6e séance , le séminaire de recherche organisé par le LADECet la Maison d’Izieu reçoit Mathilde Philip-Gay, Professeure de droit public à l'Université Jean Moulin Lyon 3 - Auteure - Chaire lyonnaise des droits humains et environnementaux, autrice de Peut-on juger Poutine ? paru chez Albin Michel en 2023.
 
Ce séminaire est filmé et retransmis en direct (l'enregistrement sera disponible par la suite).
Si vous souhaitez le suivre, il vous suffit d’en faire la demande via la page d’inscription afin de recevoir le lien.
Le séminaire s'inscrit dans le cadre du projet global porté par le LADEC et La Maison d'Izieu « Regards interdisciplinaires sur les crimes de masse – Anthropologie, Droit et Histoire ».
 

Focus sur l'ouvrage Peut-on juger Poutine ?

Injustifiable au regard du droit international, la guerre que mène Poutine contre l’Ukraine constitue la plus grande remise en question de l’ordre mondial depuis 1945.
À la tête des juristes, universitaires et chercheurs français qui, à la suite de l’ancien Premier Ministre britannique Gordon Brown et du juriste Philippe Sands, appellent à la création d’un tribunal spécial pour juger les crimes d’agression contre l’Ukraine, Mathilde Philip-Gay raconte le combat actuellement mené pour juger les responsables du crime d’agression contre l’Ukraine.
Mais pourquoi juger le chef d’État russe alors que George Bush ne l’a pas été pour la guerre en Irak ? Quelle sanction risque-t-il vraiment ? Vladimir Poutine peut-il être jugé par une juridiction internationale, en Ukraine, à La Haye ? Échappera-t-il au jugement par l’amnistie ou par une autre solution politique ?

Mathilde Philip-Gay montre qu’en laissant faire les dictateurs, c’est toute la crédibilité, l’efficacité et la légitimité du système juridique international qui se trouvent anéanties. Ne pas punir cette nouvelle agression, c’est préparer les conflits mondiaux de demain ; accepter qu’il n’y ait alors plus aucun recours juridique, c’est céder à la « loi de la guerre ». Il faut donc reposer les grands principes du droit international afin de juger ceux qui ont décidé de l’invasion de l’Ukraine, et, en premier lieu, Poutine.

Informations pratiques

Lieu(x)

En distanciel (visio / live), En co-modal

En présentiel salle Marc Bloch de la MSH, ou à distance (inscription obligatoire)

Contact

Tiphaine Duriez, maîtresse de conférences en anthropologie, directrice du LADEC :