Publié le 9 juillet 2026 Mis à jour le 10 juillet 2026
le 29 janvier 2027
Hors les campus
de 19h à 21h

Soirée proposée dans le cadre du cycle des apéros Délivre, avec Jean Estebanez, docteur en géographie, Université Paris-Est Créteil, Lab’URBA.

Maître de conférences en géographie à l’université Paris-Est Créteil depuis 2012, Jean Estebanez a auparavant enseigné à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm pendant cinq ans. Sa formation (doctorat des universités D. Diderot/Genève) l’a amené à des séjours de recherche au Canada, en Italie, en Suisse, aux États-Unis. Ses recherches plus récentes ont pour cadre l’Inde (région de Pondichéry). Ses domaines d'expertise sont la géographie des relations entre humains et animaux, les natures urbaines et la santé globale.

Discussion animée par Salomé Deboos, professeure d’anthropologie (Université Lumière Lyon2, LADEC).

Modalités de participation : entrée libre et gratuite, rencontre ouverte à toute personne intéressée (chacune et chacun règle ses consommations, avec modération).

Focus sur l'ouvrage

Zoos, aux lisières du domestique

► Jean Estebanez

Il y a dans le zoo un jaillissement de la vie et son contrôle, un surgissement de la beauté animale et sa représentation, une irréductible part du sauvage et sa domestication. Tour à tour spécimens, marchandises, ornements, reliques, banques de gènes, les animaux y sont pourtant d’abord désirés pour leur présence vivante. Cette puissance de la rencontre possible, dans des conditions sans équivalent, traverse le projet du zoo, explique les émerveillements et les controverses qu’il suscite. Comment capter la vie animale ? Comment présenter le sauvage sans l’absorber ? Comment les intéresser à notre présence et en retour apprendre à être affectés ? Comment enfermer et sauvegarder ?
Cette enquête au long cours, menée auprès des soigneurs, des visiteurs, des animaux de près de soixante zoos montre qu’ils ne sont pas qu’un espace d’exploitation, ni de conservation du futur, mais avant tout des élevages, c’est-à-dire des espaces de vie en commun. Les zoos portent une forme de trouble, qui est peut-être l’objet même de la visite, par la tension qu’ils laissent constamment s’exercer entre vie et mort, joie et regrets, sauvage et domestique.
Une lecture située sur la centralité et l’ambivalence du processus domesticatoire dans nos liens aux animaux.

Informations pratiques

Lieu(x)

Hors les campus

Librairie Relire Delivre - 57 montée de la grande côte - Lyon 1er

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